A 25 ans, il va créer une centaine d'emplois | Yoopya

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octobre 24, 2015 – 12:16 | Views: 199

À 25 ans, Edouard Barthès est à la tête d’une entreprise florissante qu’il a créée il y a un an seulement. Et il compte doubler ses effectifs et tripler son chiffre d’affaires dans les prochains mois.

Edouard barthès au milieu de ses salariés

Edouard barthès au milieu de ses salariés devant les locaux de l’ancienne banque de France, futur siège de l’entreprise EBS. /Photo Stéphanie Madaule

«Quand on veut, on peut». Édouard Barthès a fait sien ce principe de vie. À 25 ans seulement, ce Mazamétain est à la tête d’une entreprise florissante, spécialisée dans l’économie d’énergie, qu’il a créée à Castres, où il réside maintenant, il y a un peu plus d’un an. Au départ, il avait quatre salariés. Aujourd’hui, ils sont 50. Et ils seront une centaine d’ici un an. Une ascension fulgurante digne du rêve américain.

C’est lorsqu’il était étudiant au lycée Notre-Dame à Castres en BTS management des unités commerciales qu’Édouard Barthès a eu l’idée de créer sa société. «J’étais en alternance dans une filiale d’Esso à Albi à l’époque de la mise en place des certificats d’économie d’énergie qui contraignent les fournisseurs d’énergies (électricité, gaz, chaleur, froid, fioul, carburants…) à financer, tout ou partie, des travaux d’isolation de bâtiment de leurs clients, des particuliers aux industriels, afin de réaliser des économies d’énergies. C’est le principe du pollueur-payeur. Et je mettais en place les premières offres pour Esso», explique Édouard Barthès qui a senti qu’il y avait un créneau à prendre puisque les vendeurs d’énergies, comme les pétroliers, n’avaient pas vocation et n’étaient pas organisés pour mener directement ces opérations d’isolation. Ils avaient donc besoin de s’appuyer sur des «sous-traitants» spécialisés. «On capte l’argent des partenaires fournisseurs d’énergies et on l’utilise pour faire les diagnostics et les travaux d’isolation, de chauffage et d’éclairage pour réduire la consommation d’énergie des clients que l’on démarche ou qui nous sollicitent et à qui cela ne coûte rien!», explique Édouard Barthès pour résumer l’activité de son entreprise.
«Un combat au quotidien»

Et malgré son jeune âge et son inexpérience, Édouard Barthès a réussi le tour de force de convaincre de grands groupes de lui confier cette mission. C’est comme ça qu’EBS, les initiales d’Édouard Barthès Schmitz du nom de jeune fille de sa mère qui a été sa première salariée, est né. «Si les énergéticiens m’ont fait confiance c’est que je me suis battu et qu’ils m’ont vu très motivé. Même si je devais sans doute être un peu cadré, ils ont perçu mon dynamisme», se rappelle Édouard Barthès. Son jeune âge, qui aurait pu être un handicap, s’est transformé en atout. L’insouciance lui a permis de faire tomber des barrières et forcer des portes. Sans oublier sa force de conviction et sa maîtrise du sujet. Car tout ne s’est pas fait d’un claquement de doigt. «J’ai réfléchi une bonne année avant de mettre tout en place et de me lancer» continue Édouard Barthès qui continue de travailler très dur. «C’est un combat au quotidien, une remise en questions permanente, On n’a pas de vie personnelle mais on n’a rien sans rien. On a commencé à 5 personnes en août 2014 et très vite, on a dû faire face à plusieurs contrats. On a dû se structurer et recruter pour passer à 30 personnes en un mois et demi», continue le jeune chef d’entreprise qui avec une peu de recul reconnaît que «cela aurait pu casser». «Mais cela allait trop vite, il fallait avancer sans se poser de questions», explique Édouard Barthès qui peut compter sur une équipe dynamique qu’il n’hésite pas à valoriser avec des photos de ses salariés dans l’entrée de sa société basée dans la zone de Chartreuse (voir ci-dessous). «La moyenne d’âge dans l’entreprise est de 31 ans, lâche fièrement Édouard Barthès qui a un mode de management très participatif. On est tous dans le même bateau. Ils croient dans l’entreprise. Ils sont tous dévoués, ne comptent pas leurs heures.» Et si EBS connaît une telle réussite c’est qu’Édouard Barthès a réussi à se démarquer de ses concurrents en proposant à ses clients un paquet complet. C’est-à-dire à la fois un cabinet d’expertise pour le diagnostic sur les bâtiments mais aussi la réalisation des travaux d’isolation avec des offres novatrices. Résultat : 11 millions d’€ de chiffres d’affaires en un an. EBS a, par exemple, isolé plus d’un millier d’établissements de santé partout en France, près de 200 hôtels du groupe Accord, de nombreuses industries… Et cela bouillonne d’idées dans la tête du jeune patron qui réfléchit encore à de nouvelles applications et possibilités dans ce secteur de l’économie d’énergies en plein développement. Il vise de nouveaux marchés avec pour objectif de tripler son chiffre d’affaires d’ici un an. Et pour cela il veut doubler ses effectifs. En mars prochain, il lancera les recrutements de commerciaux, logisticiens et techniciens. Le rêve continue pour celui qui se voyait bien devenir patron un jour. «Mais pas si tôt» affirme-t-il.
Il rachète la banque de France pour y installer le siège de sa société

EBS est à l’étroit dans ses bâtiments de la zone de Charteuse, rue Henri-Regnault. Surtout avec la perspective d’avoir une centaine de collaborateurs d’ici un an. Et pour Édouard Barthès, il était hors de question de chercher ailleurs que dans la région qui l’a vu naître et où il veut créer le maximum d’emplois même s’il a ouvert des dépôts à Lille, Lyon et bientôt à Nantes «pour un maillage national».

«Tout doit partir d’ici. Je n’aiderais personne en m’installant à Paris. Alors qu’ici, je peux apporter ma pierre à l’édifice et montrer que les choses peuvent fonctionner ici et qu’il y a un avenir pour les jeunes», dit-il. Et par le biais d’un de ses fournisseurs, il a eu l’opportunité de racheter les anciens locaux de la Banque de France situés sur les Lices et que l’État avait vendu pour un peu moins d’un million d’€ à un promoteur il y a trois ans qui n’en a finalement rien fait après avoir eu le projet d’y créer des appartements haut de gamme. Un magnifique bâtiment de 1 600 m2 qu’il aurait été dommage de laisser à l’abandon. Édouard Barthès a sauté sur cette «opportunité».

Les travaux débutent cette semaine pour un déménagement début 2016. «Cela va permettre d’asseoir l’entreprise dans la ville et de crédibiliser la société vis-à-vis des partenaires fournisseurs d’énergie», explique le jeune patron qui va y implanter son siège social avec tous les services supports et opérationnels. «On garde les locaux de la zone de Charteuse pour le côté technique», continue Édouard

Barthès qui ne voit pas du tout la situation géographique de Castres comme un handicap même s’il doit se rendre à Paris plusieurs fois par semaine. «Avec l’avion à Castres, je suis parfois dans le bureau des gens avec qui j’ai rendez-vous avant eux puisqu »ils sont encore dans les embouteillages», lâche-t-il en souriant.

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Source: ladepeche.fr

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